Les échos du terrain : Mme E., atteinte d’une pathologie grave, vit depuis hier dans un squat aux Lilas sans aucun suivi médical.

Habitat-Cite_Droits_Asile_Tchetchenie_squatUne sénior gravement malade en squat : besoin d’une mise à l’abri immédiate !

Mme E. est arrivée en France au début du mois de septembre 2012 avec son fils D. âgé de 23 ans. Ils se sont d’abord installés dans la ville de Tours où ils ont déposé une demande d’asile auprès de la préfecture de police. Le relèvement de leurs empreintes digitales par un agent de la préfecture a révélé qu’ils avaient déjà transité par un autre pays membre de l’Union Européenne : la Pologne. Mme E. et son fils ont donc été placés sous procédure de réadmission conformément à la Convention Dublin II qui détermine l’Etat responsable du traitement de la demande d’asile. Minimum 6 mois d’errance en perspective en attendant que les autorités polonaises acceptent ou non de reprendre en charge le dossier !

Mme E. est atteinte d’une maladie grave, qu’elle avait commencé à traiter en Tchétchénie, ainsi que de sérieux problèmes de tension. Depuis son arrivée en France, Mme E. n’a vu qu’une seule fois le médecin généraliste qui ne lui a prescrit qu’une analyse de sang. Actuellement, elle ne bénéficie d’aucun suivi médical et n’a pas de couverture sociale.

Après un mois passé à la rue en pleine période hivernale à Tours, Mme E. et son fils se sont rendus en train à Paris pour tenter de trouver un hébergement. Mme E. est très affaiblie, elle peine à se déplacer seule et reste donc au squat où elle a pu trouver refuge avec son fils. Les conditions de vie y sont des plus précaires, l’environnement est insalubre, surpeuplé et bruyant.

Le 115 de Paris ne peut pas les prendre en charge : séjournant aux Lilas et sans adresse de domiciliation sur Paris, ils dépendent du 115 du 93 (injoignable depuis des mois !). Impossible de l’orienter vers un dispositif d’accueil et encore moins vers l’assistante sociale d’un hôpital public étant donné que cette dame ne « relève pas d’une consultation de précarité », ou bien ne possède « aucun dossier au sein de l’établissement ».

Mme E. reste donc sans hébergement, sans couverture sociale et sans papiers, alors même que son état de santé est des plus préoccupants. Contrainte de quitter la Tchétchénie pour suivre son fils qui risquait l’emprisonnement, Mme E. vit dans des conditions de grande précarité et son état nécessite une mise à l’abri immédiate !

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