Journée mondiale des réfugiés : les femmes tchétchènes à l’honneur !

Journée mondiale des réfugiés : les femmes tchétchènes à l’honneur !

A l’occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, Habitat-Cité, avec la participation du Comité Tchétchénie, de l’antenne Pantin/Pré-Saint-Gervais du MRAP, et de l’association La Paille et le Mil, a organisé une soirée de réflexion sur les formes de résistance féminines en Tchétchénie.

Quarante-cinq invités ont délaissé la Coupe du Monde de football pour se réunir à la Maison des associations du Pré-Saint-Gervais et s’informer sur le rôle qu’ont joué les femmes lors des deux conflits opposant les forces russes aux tchétchènes (1994-1999).

Le film projeté, « Coca, la colombe de Tchétchénie », racontant l’activité engagée de la défenseuse des droits de l’Homme tchétchène, Zainap Gashaeva, a bouleversé une grande partie du public, qui s’est dit peu informé sur les atrocités qui s’étaient produites, et se produisent encore, en Tchétchénie.

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En deuxième partie de soirée, trois femmes tchétchènes, dont Zara Murtazaliyeva, auteur de « Huit ans et demi, une femme dans les camps de Poutine » (*), se sont exprimées pour donner leur point de vue sur l’engagement des femmes dans la résistance et raconter leur expérience de vie dans les camps de réfugiés.

La Présidente du Comité Tchétchénie, Pascale Chaudot, a rappelé lors de son intervention l’importance du devoir de mémoire et a donné un panorama exhaustif des formes de résistance féminines, allant de la forme la plus pacifique, à la plus radicale.

Lors de cette soirée, il a été rendu hommage aux défenseuses des droits de l’Homme qui ont réalisé un travail minutieux de collecte d’informations au péril de leur vie, aux femmes journalistes qui ont enquêté ou publié ces informations et permis que la communauté internationale ait conscience des exactions commises par les forces russes, aux femmes avocates qui continuent aujourd’hui d’agir en Tchétchénie pour défendre les habitants contre les injustices, et enfin à toutes les femmes tchétchènes qui, pendant le conflit, ont pris des risques pour défendre le respect de la dignité humaine : en nourrissant, soignant et en hébergeant des résistants.

Beaucoup de ces femmes engagées ont reçu le statut de réfugié dans un pays de l’Union Européenne. D’autres sont encore demandeuses d’asile. Des profils de femmes exceptionnels, qui ont touché la sensibilité des habitants du Pré Saint Gervais et des sympathisants de la Tchétchénie présents en cette soirée du 20 juin 2014.

 

(*) « Huit ans et demi, une femme dans les camps de Poutine » de Zara Murtazaliyeva, publié par Books Editions en avril 2014 dans la collection « Les Moutons Noirs ».

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