[Echo du terrain] 21 familles de demandeurs d’asile et réfugiés interdites d’accès à l’eau

Cela fait déjà plus d’une semaine que vingt-et-une familles originaires de Tchétchénie sont privées d’eau dans un immeuble abandonné de la commune de Montereau-Fault-Yonne (77).

D’après l’Organisme Public d’Habitation à Loyer Modéré (OPHLM) propriétaire du bâtiment, ces anciens appartements sociaux sont voués à la démolition. Les familles s’y sont installées il y a plus de six mois. Il s’agit pour la plupart de familles réfugiées politiques qui peuvent prétendre à un logement social et qui se sont installées dans ce squat parce qu’elles étaient à la rue et que le dispositif d’hébergement d’urgence est saturé.

Il y a deux mois l’eau chaude avait été coupée et cela fait maintenant plus d’une semaine que le fournisseur d’eau a procédé à la fermeture définitive du compteur d’eau, sur demande de l’OPHLM qui souhaite mener à terme son plan de démolition.

Parmi les occupants figurent des femmes enceintes, des enfants en bas âge dont un nourrisson, ainsi qu’une famille avec un enfant malade qui nécessite des soins quotidiens.

L'un des immeubles occupés par des familles à Montereau et dont l'accès à l'eau potable a été coupé par l'OPHLM.

L’un des immeubles occupés par des familles à Montereau et dont l’accès à l’eau potable a été coupé par l’OPHLM.

Cette coupure d’eau a été demandée alors qu’une procédure est en cours auprès du Tribunal d’Instance pour obtenir des délais d’occupation supplémentaires pour permettre de travailler au relogement des familles. La prochaine audience devrait avoir lieu le 24 octobre prochain et il est fort probable que des délais puissent être accordés. Les habitants du squat avaient sollicités l’OPHLM à leur arrivée sur les lieux pour demander de payer pour l’eau et l’électricité, ce que l’OPHLM avait refusé. Aujourd’hui, l’argument soulevé pour motiver l’expulsion est que les occupants n’ont pas ouvert de contrat.

Habitat-Cité dénonce le fait que ces familles ne puissent pas bénéficier d’un droit fondamental, celui d’un accès à l’eau potable. Nous demandons à ce que soit respectée la dignité des personnes. Les occupants sans droits ni titre, bien que vivant dans une grande précarité, jouissent des mêmes droits que le reste de la population.

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